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Fin de la 2G chez SFR et Bouygues le 15 novembre : votre alarme risque de se taire

Le 15 novembre, la deuxième vague d’extinction du réseau 2G commence en France. Après Orange, qui coupe son réseau département par département depuis le printemps, SFR et Bouygues Telecom entrent à leur tour dans la phase d’arrêt. Pour la plupart des smartphones, cela ne change rien. Pour une partie des alarmes de maison, en revanche, c’est la fin de la ligne qui les relie au centre de télésurveillance ou à votre téléphone.

Le piège tient en une phrase : un transmetteur 2G privé de réseau ne fait pas de bruit. Le boîtier reste allumé, le clavier fonctionne, la sirène hurle toujours en cas d’intrusion, mais l’alerte ne part plus nulle part. Voici ce que l’on sait du calendrier et comment vérifier votre installation avant qu’il ne soit trop tard.

Un calendrier en deux temps : 15 novembre, puis décembre #

La fiche pratique de l’Arcep consacrée à la fermeture des réseaux 2G et 3G, mise à jour le 10 septembre 2026, détaille les étapes. Orange a commencé le 31 mars 2026 par Bayonne, Anglet et Biarritz, a poursuivi en mai et en juin dans le Sud-Ouest, puis généralise l’arrêt à toute la métropole de fin septembre à fin décembre 2026. Free Mobile, qui n’a pas de réseau 2G en propre, suit le même calendrier qu’Orange.

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Le tableau de l’Arcep prévoit ensuite un arrêt le 15 novembre 2026 à Brest, Guipavas, Nancy et Vandœuvre-lès-Nancy, suivi d’une généralisation du 1er au 15 décembre 2026. Le comparateur JeChange, qui a publié en septembre un dossier sur les alarmes face à la coupure des réseaux, situe le début de l’extinction au 15 novembre pour SFR comme pour Bouygues Telecom, avec une généralisation en décembre.

Autrement dit, d’ici la fin de l’année, aucun des quatre opérateurs ne fera plus passer de communication 2G en métropole. La 3G suivra plus tard : fin 2028 chez Orange et SFR, fin 2029 chez Bouygues Telecom, selon l’Arcep.

Pourquoi les alarmes sont en première ligne #

Pendant des années, la 2G a été la solution idéale pour une alarme : couverture large, consommation faible, carte SIM bon marché. Un transmetteur n’a besoin que de quelques octets ou d’un appel vocal pour dire « intrusion détectée ». Résultat, beaucoup de centrales vendues avant la généralisation de la 4G embarquent un module GSM qui ne parle que ce langage.

L’Arcep cite d’ailleurs explicitement « des systèmes d’alarme connectés et de télésurveillance » parmi les équipements concernés, aux côtés des téléalarmes d’ascenseurs. Son dernier observatoire des cartes SIM, publié le 24 septembre 2026, comptait encore 1,7 million d’appareils actifs compatibles uniquement avec la 2G à fin juin 2026, contre 2,9 millions un an plus tôt. La baisse est nette, mais le stock reste énorme à quelques semaines de l’échéance.

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Ce qui s’arrête, ce qui continue

Tout dépend de la façon dont votre centrale communique avec l’extérieur. Un transmetteur GSM qui ne connaît que la 2G deviendra muet. Un transmetteur 2G doté d’un repli 4G continuera de fonctionner en basculant sur le réseau récent. Une centrale reliée à votre box internet, en fibre ou en ADSL, n’est pas touchée. Une sirène autonome, sans aucune transmission, ne change pas non plus : elle sonnera toujours sur place, mais personne ne sera prévenu à distance, comme aujourd’hui.

Reste le cas des vieux transmetteurs branchés sur la ligne téléphonique fixe (RTC) : ils ne dépendent pas de la 2G, mais ils sont eux aussi condamnés par la fin progressive du réseau cuivre. Si votre alarme date de cette époque, le sujet se pose de toute façon.

Le voyant vert ne prouve rien #

C’est le point que JeChange souligne le plus fortement : le jour de la coupure, ces boîtiers « continueront d’afficher un voyant vert, et ne préviendront plus personne ». Aucun message d’erreur ne s’affiche forcément sur le clavier. La panne est silencieuse, et on la découvre en général au pire moment, en rentrant chez soi après un cambriolage dont personne n’a été averti.

Un indice simple aide à se situer : la date d’installation. Selon le même dossier, un équipement posé avant 2018 a de bonnes chances d’utiliser un transmetteur uniquement 2G. Ce n’est qu’une probabilité, pas une certitude : certains installateurs ont posé des modules 3G ou 4G plus tôt, d’autres ont continué à vendre de la 2G ensuite.

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Comment vérifier votre alarme cette semaine #

La première étape consiste à regarder la notice ou la facture de la centrale et du transmetteur. La mention « GSM » seule, ou « GPRS », renvoie généralement à la 2G. « LTE » ou « 4G » est rassurant. En cas de doute, le numéro de modèle suffit souvent pour retrouver la fiche technique sur le site du fabricant.

Si vous avez un contrat de télésurveillance, appelez votre prestataire et demandez-lui par écrit quelle technologie utilise votre transmetteur et s’il restera opérationnel après l’arrêt de la 2G. Une réponse orale ne suffit pas : en cas de sinistre, c’est le document qui comptera. Demandez aussi un test de transmission réel avec le centre de télésurveillance. C’est le seul moyen de vérifier que toute la chaîne fonctionne, du détecteur jusqu’à l’opérateur qui reçoit l’alerte.

Pour une alarme sans abonnement, qui vous appelle ou vous envoie un SMS en cas d’intrusion, le test est encore plus simple : déclenchez volontairement le système en mode test et vérifiez que le message arrive bien sur votre téléphone. Refaites l’essai après la date de coupure dans votre secteur, car un transmetteur peut fonctionner aujourd’hui et se taire dans trois semaines.

Si votre transmetteur est concerné

Changer toute l’alarme n’est pas toujours nécessaire. Sur beaucoup de centrales, le module de transmission est une carte séparée que l’installateur peut remplacer par un modèle 4G. Quand la maison dispose d’une box, la combinaison la plus robuste reste une transmission par internet doublée d’un secours mobile en 4G : si la box tombe en panne ou si le câble est coupé, le réseau mobile prend le relais.

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Pensez aussi à la carte SIM elle-même. Une SIM ancienne insérée dans un nouveau module 4G fonctionne en général, mais certaines offres « machine à machine » très anciennes étaient limitées à la 2G. Le plus prudent est de faire vérifier l’ensemble module et carte en même temps.

Et l’assurance dans tout ça ? #

Certains contrats d’assurance habitation accordent une réduction sur la garantie vol en échange d’une alarme, parfois télésurveillée et certifiée. Ces contrats prévoient souvent des conditions précises, et JeChange rappelle que leur non-respect peut permettre à l’assureur de réduire ou de refuser l’indemnisation. Si votre contrat mentionne une alarme en état de fonctionnement, relisez les conditions particulières : une transmission muette depuis la coupure de la 2G peut devenir un sujet de discussion après un sinistre.

Le calendrier peut encore bouger à la marge, l’Arcep le rappelle elle-même. Mais la fin de la 2G en métropole d’ici décembre ne fait plus de doute. Un appel à l’installateur et un test de cinq minutes valent mieux qu’une mauvaise surprise au retour des fêtes.

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